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CBD : ce que la science a prouvé en 2020

Les scientifiques qui ont déjà mis le nez dans ces effets surprenants appellent de plus en plus d’autres chercheurs à se pencher sur le sujet afin d’étoffer les connaissances sur ce composé remarquable. Les publications intéressantes de cette année tournent notamment autour de la lutte contre les addictions et dans les traitements de maladies lourdes (épilepsie, sclérose en plaques, Alzheimer, …).

Propriétés connues et tolérance de l’organisme

La science continue de s’intéresser aux propriétés antioxydante et anti-inflammatoire du CBD. Ces propriétés sont maintenant reconnues depuis quelques années et les scientifiques s’accordent année après année sur cette information en creusant davantage le sujet.

Les effets secondaires sont toujours une part importante de la prise d’un traitement. Parfois handicapants, au mieux désagréables, ils sont au moins inévitables. Le CBD, que l’on dit généralement très bien toléré par le corps d’un adulte, n’échappera pas à une étude approfondie sur le sujet : une récente étude scientifique confirme la bonne assimilation par le corps tout en soulignant les possibles interactions entre le CBD et certains autres traitements (comme l’acide valproïque ou le clobazam, présent dans des traitements contre l’épilepsie notamment). L’interaction entre CBD et clobazam a également été davantage analysée dans une étude italienne et une étude américaine mettant en garde les patients atteints du syndrome de Dravet (épilepsie chez l’enfant).

CBD et médecine : de l’épilepsie à la sclérose en plaques

Ces recherches concernant les effets négatifs de prises conjointes de CBD et de clobazam sont légitimes puisque, ces dernières années, le CBD s’est forgée une très bonne réputation grâce à son utilisation dans la lutte contre l’épilepsie (syndrome de Lennox‐Gastaut et syndrome de Dravet). Son effet positif (réduction du nombre de crises d’épilepsie) est régulièrement cité, ce qui n’empêche pas la recherche de continuer à se pencher à nouveau sur le sujet.

Il a notamment été prouvé cette année qu’une dose de 10 mg/kg/jour entrainait une réduction conséquente du nombre de crises dans le cas du syndrome de Dravet (cette réduction des crises dans le syndrome de Dravet grâce au CBD a également fait l’objet d’une publication italienne cette année).

En termes de neuroprotection, en plus de l’épilepsie, l’effet du CBD a été étudié dans le cadre des maladies neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer (une étude chinoise a notamment souligné une inhibition de la dégradation neuronale intéressante) ou la maladie de Parkinson. La recherche sur ces sujets ne fait néanmoins que commencer.

En plus d’être un antioxydant et un anti-inflammatoire, c’est également la qualité d’immunosuppresseur du CBD qui a été mise en valeur dans une étude américaine : cela pourrait notamment avoir des effets très bénéfiques sur des maladies auto-immunes dégénératives comme la sclérose en plaques par exemple.

La lutte contre les addictions en ligne de mire

L’utilisation de CBD dans la lutte contre les addictions avait été déjà mise en avant à plusieurs reprises, ce qui avait pu en surprendre plus d’un. Cette propriété étonnante a été encore étudiée aujourd’hui afin de renforcer la documentation sur le sujet par une étude anglaise autour de l’addiction au cannabis (THC) : sur plus de 3 ans d’essai clinique, l’équipe de scientifique a pu conclure que le CBD à différentes doses (400 mg et 800 mg) était un traitement sans danger qui était plus efficace que le placebo pour réduire sa consommation de cannabis.

La dépendance à la cocaïne n’est pas en reste : des scientifiques espagnols ont conduit une étude sur des rats pour analyser le rôle du CBD dans l’atténuation de l’effet de récompense après consommation de cocaïne. Ceci est une piste intéressante puisqu’aujourd’hui, il n’existe encore aucun médicament approuvé par la FDA (Food and Drug Administration, l'administration américaine des denrées alimentaires et des médicaments) pour traiter ce trouble, tandis que le CBD est un cannabinoïde approuvé par cette administration.

Il est plus qu’étonnant de découvrir, année après année, tout ce qui se cache derrière cette plante qu’est le chanvre. Les études scientifiques se multiplient pour comprendre davantage comment fonctionne le CBD et ainsi découvrir d’incroyables propriétés médicinales dans des maladies parfois très graves tout en minimisant au maximum les effets secondaires.

Une chose est sûre : nous n’avons pas fini d’entendre parler du CBD en science !